The Caldari State : Owen

Système Abagawa, périphérie du Caldari State.
Owen s’enfonça dans les entrailles de la station D’Abagawa 3.
Les écrans de publicité vantant les derniers appareils high-tech des conglomérats laissaient peu à peu place à des murs nus ou des affiches collées à la sauvage.
Il arriva bientôt devant un hologramme qui prenait toute la largeur du couloir de la coursive, il était devant l’entrée de ToonWOrld. Le début du bas quartier de la station.
Le repère des rejetés du système ou des chercheurs d’embrouilles.

Il ne connaissait que trop bien ce type de quartier, il y était né.

Heureusement c’est à la sueur de son front et au sang de ses victimes des arènes noires qu’il avait été repéré. Il était monté en grade rapidement, sa violence et sa faculté d’adaptation avait rapidement fait de lui un expert des opérations noires du groupe ‘biiiiip’.
Il travaillait maintenant en haut, et franchement les bas fonds ne lui manquait pas plus que ça.

Mais ce soir, quelqu’un de très haut placé dans sa corporation lui avait demandé un ‘service spécial’.
Service qu’il avait échangé contre une promotion qui lui ferait définitivement quitter le monde des opérations noires.

Il passa devant une foule amassée devant un écran géant, ils étaient en train de hurler devant un botfight, les bookmakers encaissant les paris sans sourciller. Il soupira, décidément cette nature à parier sur tout et n’importe quoi et particulièrement sur les jeux violents n’était pas le trait le plus intéressant des Caldaris.
Enfin il arriva devant l’entrée du Hellgate, le lieu où avait l’habitude de s’encanaillé sa cible.
Il était en avance, il jeta un coup d’œil à l’affiche placardée à la hâte sur la façade.
The white rabbits ‘destruction tour’…
Amusant et tellement puéril.
Le videur le laissa entrer sans le fouiller.
Immédiatement le volume le submergea, ses implants acoustiques atténuant immédiatement le son à un bruit supportable.
Il s’assit au bar et commanda un cocktail local bien chargé.
Il surveillait la salle dans le miroir à l’ancienne placé derrière le bar.

Il jeta un coup d’oeil au groupe. Groupe qui compensait son niveau technique par un enthousiasme et une fureur au delà de la normale. La chanteuse bassiste était particulièrement habitée, rendant ce vacarme presque agréable.
Qu’il était loin le temps où il écoutait cette musique dans des bars comme celui ci, dépensant le peu d’isk qu’il avait glané lors d’un combat de rue clandestin.
Elle n’avait pas l’air d’avoir plus que lui à l’époque, quinze ou seize ans à tout casser, et la même rage, prête à mordre tout ce qui lui passait à portée de la main.

Il continua à laisser ses pensées dériver tout en gardant un œil sur la salle.
« – Tu me payes un verre le vieux ? »
Le groupe faisait une pause et la bassiste s’était frayé un chemin juste à coté de lui au bar.
« – C’est à moi que tu parles petite fille ? Tu devrais faire attention à qui tu parles tu vas t’attirer des problèmes.
– Hé mais tu te prends pour mon père ? »
Il avait repéré sa cible, il s’enfonça vers le fond du bar sans se soucier le moins du monde de la gamine qui lui lança son verre dans le dos et le manqua en atteignant un table sur sa droite, une diversion gratuite bien pratique !.
Il dégaina et tira, une dans la nuque deux dans le cœur à moins d’un mètre de distance avec son petit calibre à silencieux et douilles combustibles.
Vu le bordel ambiant et la bagarre déclenchée par la gamine, personne ne remarqua même son geste. Depuis le temps, il était devenu un maître…
Il sortit du bar esquivant les bagarres.
Owen repartit aussitôt vers la surface. Marchant d’un pas sûr mais tranquille.

Trois jours plus tard, une convocation lui arriva par neocom.
Il s’habilla avec un costume neuf acheté pour l’occasion et se présenta à l’heure dite.
Une secrétaire élégante le fit pénétrer dans un immense bureau dont le baies donnaient directement vers l’espace.
Deux cadres du conglomérat ‘biiiiip’ étaient présents.
Surpris il s’arrêta sur le seuil.
« – Mais entrez donc, ne soyez pas timide.
– Je m’attendais à voir ‘biiiiiip’
– Votre ami a été transféré dans une autre corporation du conglomérat. Voyez vous certains de ses agissements ont provoqués des remous inattendus qui nous ont fait perdre de l’argent et ont entaché l’image de sa corporation de manière irrévocable, son manque de discernement et de discrétion ont été déplorables.
Mais, autant ses compétences nous seront utiles là où on l’a muté, autant les vôtres sont remplaçables.
Nous sommes donc dans l’obligation de mettre fin à votre contrat. »
Il resta sans voix.
« – Après tout ce que j’ai fait pour la corporation ? Vous allez me jeter comme une merde ?
– N’y voyez rien de personnel, il s’agit juste d’un ajustement RH. Vous pouvez disposer. »

Il se retira, il retourna à son appartement mais il était déjà sous scellée, attendant le jugement qui le réattribuerait rapidement à un autre employé corporatiste.

Owen s’enfonça dans les entrailles de la station D’Abagawa 3.
Les écrans de publicité vantant les derniers appareils hightech des conglomérats laissaient peu à peu place à des murs nus ou des affiches collées à la sauvage.
Il arriva bientôt devant un hologramme qui prenait toute la largeur du couloir de la coursive, il arrivait à ToonWOrld. Le début du bas quartier de la station.
Le repère des rejetés du système ou des chercheurs d’embrouilles, son nouveau chez lui…Finalement.

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